Parc National Urho Kekkonen (Laponie – Finlande)

Parc National Urho Kekkonen (Laponie - Finlande)

Édition : septembre 2020
Première édition : septembre 2020
ISBN : 9782955238783

Un trek hivernal à skis ou en raquettes, sous les aurores boréales

Tarif : 9,90 €
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Présentation

À skis ou en raquettes à travers la Laponie

Le Parc National Urho Kekkonen est le deuxième plus grand parc national finlandais, il se situe au-delà du cercle arctique, en Laponie. Un nom qui fait rêver, qui laisse place dans notre imaginaire à des immenses étendues, à des forêts enneigées, aux rennes et aux aurores boréales. Depuis sa création en 1983, il est devenu l’une des régions sauvages les plus populaires de Finlande. En hiver, ses nombreux sentiers et ses huttes en libre accès permettent de s’évader au plus profond de la taïga et de la toundra, à skis de randonnée nordique (ski backcountry) ou en raquettes à neige.

Vous trouverez dans ce guide de 47 pages, toutes les informations nécessaires pour organiser votre randonnée, un descriptif complet des itinéraires, ainsi qu’une trace GPS associée au topo. Un fichier GPS complet de 150 km de sentiers qui comprend 12 traces et 95 waypoints.

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Destination

Le Parc National Urho Kekkonen

Deuxième plus grand parc national du pays, le Parc National Urho Kekkonen, ou Urho Kekkosen Kansallispuisto en finnois, fut créé en 1983. Il porte le nom du huitième président de la République Finlande, randonneur et skieur de fond passionné, qui effectua quatre mandats successifs, de 1956 à 1981. S’étendant sur 2500 kilomètres carrés, il se situe au-delà du cercle arctique, en Laponie.

Ce terme peut désigner plusieurs lieux géographiques. La Suède et la Finlande possèdent toutes deux une région administrative qui porte le nom de Laponie. Culturellement, la Laponie est une contrée trans-frontalière située en Europe du Nord, à cheval sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Elle rassemble le vaste territoire peuplé historiquement par les Samis. Longtemps appelés lapon, mot péjoratif suédois signifiant les porteurs de haillons (vieille étoffe usée et sale, portée comme vêtement par les nécessiteux), la région finit par en prendre le nom.

En same, la langue des Samis, leur terre se nomme Sápmi. Peuple nomade, cueilleurs, pêcheurs et chasseurs de rennes sauvages, ils se rassemblaient dans des villages durant l’hiver. La zone du parc actuel comptait autrefois quatre villages samis, dont l’un a donné son nom à la réserve intégrale Sompion. La culture samis commença à décliner au XVIe siècle avec l’arrivée des colons et leur évangélisation par les missionnaires. La religion chamanique et la langue same tombèrent dans l’oubli avec le temps. Le renne sauvage disparut également sous les fusils des colons. Au XIXe siècle, des Samis en provenance de Norvège réinvestissent les lieux et amenèrent avec eux des rennes d’élevage. L’élevage de rennes se développa ainsi dans la région. Jusqu’au début du XXe siècle, des éleveurs vivaient encore dans l’enceinte du futur parc.

Le Parc National Urho Kekkonen compte de nombreux paysages variés, constitués de vastes marais, d’une multitude de gorges et de monts, d’immenses taïgas (forêts boréales) et toundras (landes polaires). La partie Nord se caractérise par les vallées fluviales de Luttojoki, Suomujoki et Muorravaarakkajoki. Le Sud se compose de forêts sauvages de pins et d’épinettes, ainsi que de collines isolées. Au Sud-Ouest, dans la réserve intégrale Sompion, se trouvent de grandes tourbières d’aapa (tourbières ouvertes), lieu de nidification des oiseaux. À l’Est, près de la frontière russe, les massifs s’imposent, notamment avec le Sokosti, point culminant du parc avec ses 718 mètres d’altitude.

Une vingtaine de mammifères vivent dans le parc. Les grands carnivores, comme l’ours brun, le glouton, le loup ou le lynx, restent dans les parties les plus reculées. D’autres sont plus facilement observables comme le renne, le lièvre, l’élan, la loutre ou le renard. Plus petit, le parc compte également des musaraignes, des campagnols, des martes, des belettes… La population d’oiseaux est aussi importante. Cent trente espèces y ont repérées, dont certaines en voie de disparition, comme le faucon gyroptère et le faucon pèlerin. Emblème officiel du Parc National Urho Kekkonen, l’aigle royal est également présent. Vingt couples nichent dans le parc. La majorité des oiseaux sont migrateurs, dont les premiers reviennent en février ou début mars. Les oiseaux les plus nombreux sont la Pinson du Nord, le Pouillot fitis, le Pipit des prés, les passereaux Grive mauvis et Sizerin flammék le Mésangeai imitateur, la Mésange lapone, le Pic tridacty et le lagopède.

Durant l’hiver, le climat peut être rigoureux. La température oscille généralement entre -5 et -30°C et peut parfois descendre jusqu’à -50°C. Le vent peut être également présent, parfois violent, et abaisse ainsi la température ressentie. Les journées sont courtes et en décembre la nuit polaire ne laisse pas le soleil se lever. Les nuits noires sont illuminées par un ciel étoilé et les aurores boréales. Ce spectacle féerique offre une sublime récompense à ceux qui se lancent à la découverte de la Laponie en hiver.

Laponie, un nom qui fait rêver, qui laisse place dans notre imaginaire à des immenses étendues, à des forêts enneigées, aux rennes et aux aurores boréales. Depuis sa création, le Parc National Urho Kekkonen est devenu l’une des régions sauvages les plus populaires de Finlande pour la randonnée pédestre et le ski de randonnée nordique. Été comme hiver, il permet avec ses nombreux sentiers, ses aires de campements, ses huttes en libre accès, de s’évader au plus profond de la taïga et de la toundra. Une immersion dans une nature brute et préservée, qui offre à ses visiteurs, un émerveillement inoubliable.

Difficultés

Niveau de difficulté du trek

En hiver, le Parc National Urho Kekkonen peut se parcourir à skis de randonnée nordique ou en raquettes à neige. Il offre des possibilités d’itinéraire de son choix, allant de quelques jours, jusqu’à 10 jours d’immersion dans une Laponie sauvage. Si le relief doux et vallonné ne présente pas de difficulté et reste accessible à tous, un raid hivernal en autonomie demande une bonne condition physique.

Technique et orientation
   

Avec dans l’ensemble, un relief doux et vallonné, l’itinéraire ne présente pas de passage difficile, ni de pente abrupte. Ce raid reste accessible, même au débutant en ski de randonnée nordique. La principale difficulté réside dans l’orientation. Les chemins recouverts par la neige ne sont pas visibles et il n’y a pas de balisage. Les seules traces qui peuvent être visibles, sont celles laissées par des personnes précédentes, tant qu’il n’y a pas de nouvelles chutes de neige. Des compétences en orientation ou/et l’utilisation d’un GPS avec la trace fournie sont indispensables.

Physique et endurance
 

La durée pour effectuer les étapes peut être très variable suivant la météo et la qualité de la neige. Avec le froid vif, il est parfois difficile d’effectuer des pauses en journée. Il est conseillé d’être en bonne condition physique. Il n’y a généralement pas de repli possible entre deux huttes, à moins d’avoir prévu un équipement pour bivouaquer. Heureusement, les huttes sont confortables et bien aménagées, elles permettent de bien se reposer, au chaud.

Isolement et autonomie

Le parc est très isolé, il n’y a ni refuge gardé, ni route, et en hiver, il n’y a même pas de chemin. En dehors des autres randonneurs à skis ou en raquettes, seuls quelques gardes du parc le sillonnent de temps à autre en motoneige. Une fois dans le parc, il n’y a pas ravitaillement possible. Ce trek demande à être en autonomie totale. Les huttes sont par contre toutes aménagées d’un poêle à bois et d’une gazinière.

Dénivelé et altitude
 

Même si à skis la moindre montée semble être un obstacle, les dénivelés restent faibles sur l’ensemble de l’itinéraire. En moyenne le dénivelé positif est compris entre 100 et 200 mètres, et lors de la dernière étape, il est de 400 mètres. L’altitude reste, elle aussi, relativement faible entre 150 et 490 mètres. En effectuant l’ascension d’un sommet, il est possible d’atteindre les 718 mètres d’altitude en haut du Sokosti.

Ce guide décrit l’itinéraire de chaque étape. Mais en hiver, il est impossible de détailler le parcours précisément, l’orientation est plus complexe avec la neige. Un GPS outdoor, ou une application GPS sur téléphone, est fortement conseillé. La trace GPS et les waypoints sont fournis avec ce guide.

Itinéraires

Itinéraires et carte du trek

Carte interactive
Carte interactive

En hiver, de nombreux itinéraires peuvent être parcourus pour rejoindre les différentes huttes, à skis de randonnée nordique ou en raquettes à neige. Les skis restent plus adaptés au relief et à la neige lapone, surtout pour les longs itinéraires. S’ils suivent principalement les sentiers d’été, ceux-ci sont invisible, recouverts par la neige. Une fois sorti des pistes de ski de fond du domaine de Saariselkä et Kiilopää, il n’y a aucun balisage hivernal dans l’enceinte du parc. Seuls les tracés des skieurs précédents, et parfois celles des motoneiges des gardes du parc, indiquent le chemin à suivre. Le relief étant doux et les forêts clairsemées, il est aisé de passer partout, par là où bon vous semble. Suivre les itinéraires permet surtout de prendre le chemin le plus court entre deux huttes.

Les huttes situées près du domaine skiable sont des huttes de jour. Il faut s’enfoncer d’une quinzaine de kilomètres pour atteindre les premières huttes de nuit. Ainsi, il est possible d’effectuer un raid à skis de randonnée nordique ou une randonnée en raquettes à neige de quelques jours, à une boucle d’une dizaine de jours.

Randonnée de 5 jours : Aller-retour à Luirojärvi. Au départ de Kiilopää, vous pouvez rejoindre le lac Luirojärvi en deux jours et demi, puis profiter des lieux et du sauna. Pour le retour, il suffit de revenir sur ses pas en deux jours. Cet itinéraire passe par différents environnements qui permettent en quelques jours d’avoir un bel aperçu qu’offre le parc : taïga, mont pelé, lac gelé, rivière…

Randonnée de 6 à 8 jours : Petit boucle. Cet itinéraire commence par rejoindre le lac Luirojärvi, puis effectue une belle boucle dans le cœur du parc. Il permet de découvrir en une semaine les joyaux naturels de la région et de s’enfoncer dans des recoins plus isolés. La première partie reste facilement accessible, alors que la seconde entre Luirojärvi et Porttikoski est plus sportive.

Randonnée de 8 à 10 jours : Grande boucle. La grande boucle permet d’aller à la découverte des confins du parc, au-delà de la zone montagneuse, en franchissant de beaux cols pour contourner les différents massifs. Une immersion totale dans une Laponie sauvage et brute qui demande un certain engagement et d’être en autonomie pendant une dizaine de jours.

Sur ses trois itinéraires, il est possible d’ajouter l’ascension du Sokosti depuis Luirojärvi. Plus haut sommet du Parc National Urho Kekkonen, il culmine à 718 mètres d’altitude.

Pour un départ depuis Saariselkä, il suffit d’emprunter les pistes de ski de fond jusqu’à Kiilopää. Pour le retour, des pistes permettent également de rejoindre le village depuis la hutte Luulampi.

Extrait

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