Faune andine du Pérou

Le Pérou bénéficie d’une faune exceptionnelle qui est dû à son environnement très diversifié entre la côte, la sierra (Cordillère des Andes) et la selva (jungle Amazonienne). Dans la région Andine, la faune varie suivant les différents écosystèmes :

  • Forêt humide
  • Forêt sèche
  • Puna
  • Paysage culturel

Voici ci-dessous, les espèces les plus fréquentes et représentatives des Andes Péruviennes.

Les mammifères

Cerf Andin (Hippocamelus bisulcus) – voir en photo
Nom local : Huemul ou taruca
Ce cervidé peu commun, vit seul ou en groupe familial de quelques individus. Son habitat s’étend dans des zones escarpées, de la cime des forêts aux pieds des sommets enneigés, en fonction des saisons mais toujours à proximité d’un point d’eau.
Son alimentation est exclusivement composée de produits végétaux variés selon la région où ils vivent : plantes et arbustes herbacées, fleurs, champignons, fruits, baies, lichens…
Avec un pelage brun uniforme, la taille du mâle peut atteindre 1 mètre au garrot pour un poids de 70 à 90 kg. Il se différencie de la femelle, par ses cornes de 30 cm de long.

Chat des pampas (Leopardus colocolo) – voir en photo
Nom local : Gato parejo
Originaire d’Amérique du Sud, le chat des pampas compte de nombreuses sous-espèces. Celle du Pérou vit principalement sur les hauts plateaux jusqu’à 5000 m d’altitude.
De petite taille, cet animal mesure entre 50 et 70 cm et pèse jusqu’à 4 kg en moyenne. Son pelage est de couleur variable, dans les tons jaunes ou bruns, et peut être accompagné de rayures.
Principalement nocturne, le régime alimentaire de ce prédateur carnivore se compose de toutes sortes de petits vertébrés, comme les cochons d’inde, les oiseaux…
Son cousin, le chat andin, d’un pelage gris rayé vit à des altitudes supérieures à 4000 m, à proximité des viscaches.

Viscache (Lagidium peruanum) – voir en photo
Nom local : Viscacha peruana
Son nom d’origine quechua, désigne des espèces de rongeurs faisant partie de la famille des chinchillidae. Avec ses longues oreilles et son pelage de couleur gris-marron, il peut être assimilé au lièvre.
Assez commune, cette espèce péruvienne s’aperçoit en haute altitude du Nord du Pérou jusqu’au Nord du Chili. Elle vit en groupe de 4 à 75 individus, aux abords des versants rocheux et des crevasses, pour pouvoir s’échapper en cas de danger. Cet animal se déplace avec beaucoup d’agilité et se prélasse au soleil en journée.

Cochin d’Inde ou Cobaye (Cavia porcellus) – voir en photo
Nom local : Cuy
Originaire de la cordillère des Andes, cet animal vivant en groupe social, a d’abord été exploité pour sa chair, avant d’être domestiqué. Il est toujours très apprécié dans la cuisine péruvienne et également utilisé à des fins médicinales sous forme de rituels.
Ce rongeur herbivore, pouvant peser jusqu’à 1 kg, est élevé en toute liberté dans les maisons, nourrit en partie avec les restes alimentaires.

Puma (Puma concolor) – voir en photo
Nom local : Puma
Il s’agit du félin le plus grand de la zone andine péruvienne, le second après le jaguar pour l’ensemble du continent américain. Bien qu’il soit peu répandu, on peut l’apercevoir du Canada jusqu’au sud du Chili et de l’Argentine, dans les zones montagneuses, les forêts et les habitats ouverts, à une altitude variant de 0 à 5000 m. De nature solitaire, il recherche des individus de son espèce essentiellement durant la période de reproduction.
Grâce à sa très bonne vue, ce mammifère peut aussi bien chasser le jour que la nuit. Avec sa vitesse de pointe, pouvant atteindre 60 km/h, le puma est un excellent prédateur. Il s’alimente principalement de mammifères de moyenne et grande taille, comme les cerfs mais il peut également se nourrir de proies plus petites, tels les serpents, les rats et les viscaches.

Renard de Magellan ou des Andes (Lycalopex culpaeus) – voir en photo
Nom local : Zorro andino, colorado ou culpeo
Assez commun, le renard des Andes, a des ressemblances avec le renard roux, par ses pattes et sa tête rougeâtres. Présent de l’équateur jusqu’en Terre de Feu, son habitat s’étend des montagnes et vallées profondes des Andes jusqu’aux déserts et aux forêts du Sud.
Principalement nocturne, ce charognard omnivore se nourrit, de proies diverses (oiseaux, insectes, petits mammifères, reptiles…) et de fruits. De cette façon, il contribue grandement au maintient de l’écosystème.
Il mène une vie solitaire, sauf pendant la période de reproduction (d’août à octobre), ainsi que durant l’éducation des renardeaux. Pourchassée par les chasseurs de fourrure et les éleveurs, sa population reste malgré tout stable.

Ours à lunettes (Tremarctos ornatus) – voir en photo
Nom local : Oso anteojos ou andino
Mesurant entre 1,50 et 1,80 m pour 100 à 170 kg, l’ours à lunettes est le seul ours et l’un des plus grands mammifères terrestres du continent sud-américain. Avec sa fourrure noire, il se caractérise par le contour de ses yeux blancs.
Dû à l’exploitation humaine des terres agricoles, il voit son habitat se réduire et sa présence se limite aujourd’hui aux chaînes montagneuses des Andes, du Venezuela à l’Argentine.
Cet animal arboricole et herbivore passe le plus clair de son temps à s’installer dans les arbres des forêts denses, pour y manger et dormir. Occasionnellement, il lui arrive de se nourrir de mammifères de petite à moyenne taille.
Sans estimation précise de sa population, il fait cependant partie des espèces les plus menacés de la planète.

Lama (Lama glama) – voir en photo
Nom local : Llama
Avec sa taille au garrot de 1 à 1,25 m, il est le plus grand des petits camélidés. Aux époques précoloniales, le lama était déjà domestiqué et exploité pour sa laine, sa viande, ses crottes (combustible). Camélidé andin le plus robuste, il a pendant longtemps été utilisé comme animal de bât. Il est élevé à des altitudes comprises entre 2500 et 4500 mètres et vit en troupeau selon une hiérarchie sociale bien établie, se traduisant sous forme d’harem.
Le lama se distingue traditionnellement en deux variétés, les Q’ara (pelée) et les Ch’aqu (laineuse), apparaissant sous une multitude de teintes différentes. Il offre une laine de qualité, moins fine que celle de l’alpaga, mais plus économique.

Alpaga (Vicugna pacos) – voir en photo
Nom local : Alpaca
Appelé « paqu » en Quechua, l’alpaga se distingue du lama, par une taille légèrement plus petite, un museau et des oreilles plus courts et sa toison recouvre toute sa tête. Sa zone d’élevage étant plus restreinte, de 3800 à 4800 mètres d’altitude, ce camélidé est surtout présent aux abords du lac Titicaca. Son comportement social est quasi identique à celui du lama.
Selon l’apparence de sa laine, l’alpaga est classé en deux variétés : Huacayo ou Suri.
Fine, douce et chaude, la laine d’alpaga est très prisée, et encore plus lorsqu’il s’agit de bébés alpagas.

Vigogne (Vicugna vicugna) – voir en photo
Nom local : Vicuña
Habitué aux hautes altitudes, entre 3500 et 5000 mètres, ce camélidé vit dans des régions hostiles de la Cordillère des Andes, froides et désertiques, battues par les vents. Pour s’acclimater au manque d’oxygène, son cœur et ses poumons sont proportionnellement plus gros que ceux d’autres camélidés.
Animal sauvage non domestiqué, la vigogne vit en groupe familial constitué généralement d’un mâle, de quelques femelles et de leurs petits.
Ce groupe herbivore a pour principale activité journalière la recherche de nourriture, réservant la nuit à la rumination.
Selon sa réputation, la finesse et la douceur de sa laine pourraient rivaliser avec la soie. Cela lui a valu d’être victime d’un braconnage intensif, l’enregistrant sur la liste des espèces protégées et menacées.

Vampire commun (Desmodus rotundus) – voir en photo
Nom local : Vampiro común
Le vampire commun fait partie des espèces de chauves-souris hématophages. Avec ses grandes incisives et sa salive fluidifiante, elle se nourrit essentiellement du sang des animaux d’élevages et ne s’attaque qu’exceptionnellement à l’homme. Elle peut transmettre le virus de la rage.
Cette espèce vit dans les forêts tropicales humides, les prairies d’Amérique Centrale et du Sud, jusqu’à environ 3000 m d’altitude. En journée, elle se réfugie dans des caves ou troncs d’arbres, en colonies pouvant aller jusqu’à une centaine d’individus.

Les Oiseaux

Retrouvez l’article consacré aux oiseaux.

Découvrez le topo Guide Apacheta sur la Cordillère Vilcabamba au Pérou.

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